| INTERVENTION
EN INSTITUTION CONCERNANT LES RÉPONSES DES PROFESSIONNELS FACE A LA VIOLENCE ET A LA MALTRAITANCE
Créer
les conditions, susceptibles de produire une
réflexion, des modalités de fonctionnement
adaptées, des méthodes et des
outils permettant une approche non violente
de la violence et de la maltraitance, dans le
respect des textes, et des missions de l’établissement.
1°) Principe d’une formation-action
étalés sur plusieurs mois, permettant
l‘alternance de temps de réflexion
(avec production d’écrits), et
de retours au terrain dont l’optique est
volontairement :
• “multi-dimensionnelle” prise
en compte des différentes dimensions
de l’objet travaillé : dimensions
sociale - juridique - psychologique - éducative
- relationnelle - institutionnelle... etc.
• “multi-référentiellle”
prise en compte de différentes grilles
de lecture théorique : sociologie - psychosociologie
- psychologie - psychanalyse - pédagogie
- droit...etc.
2°)
La formation-action concerne de préférence
l’ensembles des professionnels, pour produire
des retombées sur l’ensemble de
la communauté éducative, les jeunes,
voire même leurs familles (selon des modalités
à définir).
3°)
La formation-action, part des problèmes
de violence et de maltraitance mais peut englober
d’autres phénomènes qui
lui sont liés, et qui apparaîtraient
au cours de la démarche. Les règles
de confidentialité et de “l’ici
et maintenant” s’imposent néanmoins.
4°)
La démarche interroge globalement les
pratiques éducatives comme le fonctionnement
institutionnel et la mise en oeuvre du projet
d’établissement, à propos
du traitement de la violence et de la maltraitance.
5°)
La formation Action commence par un recensemennt
et un diagnostic des situations de violence
et de maltraitance connues dans l’établissement
(principalement par le biais d’un questionnaire
anonyme rempli par chaque participant avant
la formation).
6°)
Les conclusions du diagnostic, en appui sur
les apports théoriques doit permettre
d’élaborer des préconisations
pour mieux gérer le phénomène,
et ce à trois niveaux au moins : individus
- groupes - institution.
7°)
Les changements visés concernent les
représentations, les comportements, les
pratiques, les savoirs, les interrelations,
amenant éventuellement à remettre
en perspective le projet et le fonctionnement
institutionnel.
9°)
La démarche donne lieu en permanence
à une production écrite qui restera
la propriété de l’équipe
éducative.
La toile de fond étant évidemment
le cadre légal ( en particulier la loi
de 2002 - 2)
il s’agit donc de :
*
De re-situer la violence et la maltraitance,
dans l’ histoire et le vécu des
jeunes d’une part et dans la dynamique
du fonctionnement institutionnel (formel et
“système d’action concret”
réel, avec mesure des écarts entre
les deux), d’autre part;
*
Qualifier les formes de violence et maltraitance
(de quoi parle t-on ?);
*
Doter le (ou les) groupe(s) en formation de
références théoriques multiples
sur cette problèmatique;
*
Déterminer les besoins, les points forts
et les points faibles du système éducatif
(au sens large) ainsi que ses “secteurs
de compétence” et “secteurs
d’incompétence” ou compétences
limitées en matière de gestion
de la violence et de la maltraitance;
*
Fixer des objectifs spécifiques par rapport
à cet ”état de situation”;
* Elaborer des réponses possibles à
différents niveaux (individuel - collectif
- institutionnel);
*
Déterminer des moyens opérationnels
à mettre en oeuvre;
*
Prévoir en amont les modalités
d’évaluation (état des lieux
avec indicateurs), celle-ci ayant pour but d’évaluer
la pertinence des moyens utilisés pour
atteindre les objectifs et les résultats
obtenus.
(Détail de la méthodologie d’intervention,
fourni sur simple demande)
ANIMATION PEDAGOGIQUE :
Jean
Paul JEANNIN
Formateur Consultant
|